All events

Conférence : L'Homme est-il pêcheur ? Exploitation des milieux aquatiques au Paléolithique dans l'Europe de l'Ouest

Conférence : L'Homme est-il pêcheur ? Exploitation des milieux aquatiques au Paléolithique dans l'Europe de l'Ouest

Conférence : L'Homme est-il pêcheur ? Exploitation des milieux aquatiques au Paléolithique dans l'Europe de l'Ouest

Vertèbre précaudale de truite (Salmo trutta) - Émilie Guillaud
Vendredi 5 avril à 18h30
Musée national de Préhistoire
1 rue du musée
24620 Les Eyzies
FR
Émilie Guillaud, Docteur en archéo-ichtyologie du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris (UMR 7209)
Tous publics
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.
Réservation recommandée au 05 53 06 45 49.
"L'Homme est-il pêcheur ? Exploitation des milieux aquatiques au Paléolithique dans l'Europe de l'Ouest" par Émilie Guillaud.

Dans le cadre de l'appel à projets "EAU" en partenariat avec Cap Sciences, les Sites préhistoriques de la vallée de la Vézère (Centre des monuments nationaux) et la Réunion des musées nationaux — Grand Palais.

Emilie Guillaud est diplômée du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris et docteure en archéozoologie. Sa recherche concerne l’analyse des restes de poissons provenant de sites datés du Paléolithique moyen et supérieur. La présence de ces restes, dans des niveaux d’occupation humaine, questionne sur la volonté d’exploiter le milieu aquatique par les populations humaines. Durant tout le Paléolithique, on observe la contemporanéité de plusieurs espèces prédatrices. Cette situation rend alors difficile l’attribution des comportements de subsistance à une espèce en particulier. La présence de nombreux restes de petits vertébrés (poissons, oiseaux et rongeurs) associés à des prédateurs (rapaces et carnivores) peut mener à chercher d’autres responsables que l’Homme de ces accumulations osseuses. La compréhension de l’ensemble des processus régissant la mise en place des accumulations de restes de poissons est nécessaire pour obtenir une interprétation viable concernant l’apport anthropique, ou non, de ces restes. Les objectifs sont donc à la fois méthodologiques et archéologiques : détermination des espèces, identification des traces taphonomiques, mise en place d’un corpus de comparaison d’espèces ichtyophages potentiellement accumulatrices. Ces analyses nous permettront de mieux comprendre l’origine de ces assemblages osseux et contribueront ainsi à la compréhension de la relation Homme/Environnement à la fin du Pléistocène moyen jusqu’au Pléistocène supérieur. Les résultats de cette thèse, portant sur l’éventualité de la pêche au Paléolithique supérieur, ont ouvert des perspectives insoupçonnées qu’il convient de poursuivre et d’élargir temporellement.